Chère célibataire,
Je suis la première à vouloir nous encourager au cœur de cette saison délicate de la vie, qu’est le célibat. Car elle comporte son flot de périodes où l’on se sent bien, sereine et d’autres fois, la solitude, la frustration et l’incompréhension dominent, touchent profondément le moral, pour nous conduire dans une zone de doutes et de découragements.
A la longue, ce qui doit être reçu comme un encouragement à la foi, agace et ramène au manque affectif que l’on essaye de dissimuler tant bien que mal.
Pour être plus clair, c’est lorsqu’on nous dit pour la énième fois que le mariage va arriver, que Dieu est fidèle et qu’il faut tenir bon dans l’attente.
Oh, mais combien cette attente est longue, pendant plusieurs années, rien n’a l’air de bouger, pas d’opportunités de rencontres en vue, pas de nouveau frère intéressant à l’église …. Et en face de cela, la pression de l’entourage, de l’église et des hormones continue.
Ce que je viens de dépeindre comme faits courants peut prêter à se lover dans le fatalisme. Mais chère femme célibataire en Christ, je nous invite à nous positionner en qualité d’Enfants de la grâce et de la foi. En qualité de Filles de Dieu, notre perception de ces choses doit être spirituelle et remplie d’espérance.
Ce qui alimente la fatalité, même chez les chrétiennes
Au-delà de l’encouragement adressé aux sœurs de l’église, de se marier, l’institution actuelle aujourd’hui doit faire face à une problématique du manque d’hommes et donc de possibilités de création de couples.
Des programmes ponctuels sont proposés, mais le ratio femmes/hommes demeure conséquemment inégal. Pour avoir participé à certains rassemblements de célibataires chrétiens, sur 40 participants, on peut recenser moins de 5 hommes.
Ce constat là aussi donne envie de se réfugier dans le fatalisme.
Néanmoins, j’aimerais nous appeler à nous positionner dans la foi et non dans ce que nous constatons.
Même si la réalité est difficile, nous devons nous positionner dans la Vérité, qui est Christ.
« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; quiconque l’aime en mangera les fruits. »
Proverbes 18 v.21
Ne pas faire du célibat le centre de sa vie mais Christ et Son Royaume
En échangeant régulièrement avec d’autres sœurs célibataires, il nous vient systématiquement à parler des vicissitudes liées au célibat, les inconvénients et le futur mariage attendu dans les moindres détails … Au point que cela devienne un sujet de prédilection.
Néanmoins, en tant que femmes chrétiennes, nos échanges devraient être plus régulièrement portées vers la joie du salut et les richesses célestes, comment s’entraider pour grandir dans la foi.
D’ailleurs, l’apôtre Paul nous a exhorté à ne pas faire du sujet du célibat et du mariage, le centre de nos préoccupations, mais être soucieux de comment plaire à Dieu au quotidien.
« Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur; »
1 Corinthiens 7 v.32
Plus que le mariage, notre priorité quotidienne doit être la recherche du Royaume et de la justice de Dieu. Notre Père Céleste promet dans Son Amour qu’Il nous accordera tout ce dont nous avons besoin ici bas.
Matthieu 6
« 25 C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ?
28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ;
29 cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.
30 Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ?
31 Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ?
32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »
Derrière la souffrance, il y a un besoin non comblé … mais Dieu répond !
Si le célibat peut se révéler aussi douloureux pour certaines célibataires, c’est parce que la seule réponse donnée est de se marier, indépendamment du manque affectif ressenti et une soif d’accomplissement qui crie dans le cœur dans l’instant présent.
Le défi est de trouver des alternatives saines et de s’ancrer dans la Parole précieuse de Dieu qui peuvent pallier ces insatisfactions. L’autre défi est de pouvoir réussir à être épanouie et équilibrée, au coeur d’une société qui fait éloge du statut marital et du couple et méprise quotidiennement la condition de la célibataire.
Le psychologue Abraham Maslow s’est penché sur les besoins humains de manière générale. Il a tenté de les organiser en une hiérarchie, représentée par une pyramide qui porte son nom. Chaque niveau de cette pyramide correspond à différents degrés d’aspirations pour l’homme moderne.
Sur la base de cette pyramide, voyons ensemble ce que la Parole de Dieu dit et comment y pallier. Quelques passages de référence seront listés, je t’encourage à vraiment t’y imprégner pour alimenter ta foi.
Si tu identifies également un besoin qui est beaucoup plus fort, je t’invite aussi à l’aide de ces versets de prier dessus.

Le besoin physiologique
Il correspond aux besoins physiques basiques ( respirer, manger, boire, …).
Particulièrement, nous les femmes, devons nous adapter au cycle hormonal et la période d’ovulation, marquée par le ressenti de désirs sexuels un peu plus accru. Ayons conscience que toutes ces choses qui semblent être pour nous des handicaps ont été créés aussi par Dieu.
Comme Il est Celui qui nous a créés avec des hormones, un cycle de fonctionnement, de ce fait, Il peut nous aider, par Son Esprit à les gérer et ne pas répondre aux sollicitations de la chair :
Galates 5 : Être dirigé par l’Esprit et non par les désirs humains
16 Voici donc ce que j’ai à vous dire : laissez le Saint-Esprit diriger votre vie et vous n’obéirez plus aux désirs de votre propre nature.
17 Car notre propre nature a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit a des désirs contraires à ceux de notre propre nature : ils sont complètement opposés l’un à l’autre, de sorte que vous ne pouvez pas faire ce que vous voudriez.
18 Mais si l’Esprit vous conduit, alors vous n’êtes plus soumis à la loi.
Le besoin de sécurité
Le besoin d’être protégé, être en sécurité est fortement accru chez nous les femmes. Le vécu pour certaines d’entre nous est marqué par des épisodes où nous n’avons pas eu cette protection (physique, émotionnelle, psychologique, …), dont nous avions besoin. Et de manière instinctive, l’homme est une représentation de la protection et de la sécurité pour la femme. Ainsi inconsciemment, chez la femme célibataire, ce besoin peut se manifester.
Dieu Lui-même est notre sécurité :
« Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. Je dis à l’Eternel : Tu es mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! »
Psaumes 91 v. 1 à 2
« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours toujours présent dans la détresse. »
Psaumes 46 v. 2
« Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. »
Psaumes 32 v.7
Le besoin d’appartenance
Dans notre société, le besoin d’appartenance est un aspect fondamental de l’expérience humaine. Il y a ce désir intrinsèque de faire partie d’un groupe social, d’une communauté, et trouver sa place. Et quelque fois, la célibataire peut éprouver ce sentiment de rejet et d’exclusion, parce tout le monde autour d’elle est mariée, sauf elle. Sans compter les indexations répétitives qui pressent à “être comme tous les autres”. Lorsque ce besoin n’est pas entendu, il se crée alors un manque affectif.
C’est pour cela que je nous invite régulièrement à développer de profondes relations fraternelles, connecter avec d’autres célibataires (pas uniquement dans le but de rencontrer son partenaire de vie mais être une source d’encouragements et de bénédictions pour l’autre).
Surtout pour nous célibataires, la notion de famille doit encore prendre plus de sens. Certes, notre statut indique que nous sommes seuls, mais la vie chrétienne ne se vit pas seule.
« Le père des orphelins, le défenseur des veuves, C’est Dieu dans sa demeure sainte. Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, Il délivre les captifs et les rend heureux ; Les rebelles seuls habitent des lieux arides.«
Psaumes 68 v. 5 à 6
Le besoin d’estime
Constamment, la valeur d’une femme est souvent mesurée par son statut relationnel. Le besoin d’estime personnelle chez la femme célibataire devient crucial. Nous devons refuser de croire que, qui nous sommes, prendra sens, lorsque l’on sera mariée.
Le sens de notre vie, notre existence, notre identité repose EXCLUSIVEMENT sur QUI NOUS SOMMES EN CHRIST.
Chère célibataire, nous avons le droit d’être aimées indépendamment de notre statut amoureux. Nous avons droit au bonheur, nous avons le droit d’être écoutées et de nous exprimer.
Dieu a déjà investi en toi, qu’attends-tu pour en faire de même ?
« Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. »
Luc 12 v.7
« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »
Romains 5 v.8
« Tu m’as fait ce que je suis, et tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse : tu fais des merveilles, et je le reconnais bien. Mon corps n’était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre, se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m’avais destinés alors qu’aucun d’eux n’existait encore. »
Psaumes 139 v.13 à 16
« Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas!
Voici, je t’ai gravée dans le creux de mes mains, je pense constamment à tes remparts. »
Ésaïe 49. 15-16
Le besoin de s’accomplir
Beaucoup de nos familles nous ont transmis l’idée que notre vie sera accomplie uniquement en se mariant. Être marié est pour nos familles un gage de réussite, par-dessus tout. Néanmoins, notre génération réalise de plus en plus qu’au final, ce n’est pas tout le monde qui est heureux dans son mariage, ni accompli, ni estimé. Nombreux sont les témoignages de couples mariés ou divorcés qui exposent les réalités du mariage, lorsque l’on est pas préparé.
Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il est mal de vouloir se marier ou ne pas se marier est la meilleure option. Là où je dis de faire attention, c’est de placer ce désir au bon endroit et de ne pas compromettre ses valeurs et placer toutes ses aspirations de réussite dans le mariage.
La frustration de ne pas être accomplie vient aussi du fait de constater qu’à un certain âge, on est toujours pas mariée. Ou bien dans nos objectifs de vie, cet accomplissement n’est toujours pas atteint.
Rappelons nous aussi qu’en dehors du mariage, Dieu appelle et donne un but à la vie de chacun :
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »
Ephésiens 2 v.10
« Cependant, ô Éternel, tu es notre père ; Nous sommes l’argile, et c’est toi qui nous as formés, Nous sommes tous l’ouvrage de tes mains. »
Esaïe v.64.7
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et je vous ai établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Alors, ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. »
Jean 15 v.16
« Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d’honneur, et les autres sont d’un usage vil. Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. »
2 Timothée 2 v.20 à 21


QUI SUIS-JE ?
Je suis Mélissa EDMÉE, guadeloupéenne, entrepreneure, auteure et créatrice de contenus, et je travaille chaque jour à impacter mon environnement, par ce que Dieu m’a donné.
Sensible aux défis des célibataires, je partage des conseils et des encouragements pour aider à faire prendre conscience à ce public leur valeur aux yeux de Dieu, indépendamment d’un statut social.
Mon parcours est inspiré par ma foi et par le désir de voir les célibataires s’épanouir pleinement sans pression.
Si tu cherches un contenu inspirant pour être boosté dans ton célibat, je t’invite à écouter le podcast Célib’ Talk.



Un avis sur « Célibat : survivre au fatalisme »
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