Quand on pense à la notion de solitude, on pense systématiquement au célibat. En fonction de l’environnement, l’entourage, la période dans laquelle on est dans sa vie, son niveau d’épanouissement, la solitude peut être plus ou moins pesante, pour la célibataire.
En qualité d’enfant d’espérance, cette notion mérite que l’on se penche dessus pour mieux l’appréhender et comprendre le but de Dieu, même dans la solitude.
Voici une série de situations communes aux célibataires, pouvant accentuer le sentiment de solitude. J’ai essayé de lister un maximum, tu pourrais t’y reconnaître dans certaines.
- Une amie ou un membre de la famille proche qui se marie ou qui célèbre l’arrivée d’un enfant (on est parfois partagé entre le sentiment de joie et le cœur qui se serre d’envie).
- Être entourée de couples, qui partagent régulièrement leur joie et leur bonheur de leur vie maritale, tout en rappelant gentiment qu’il est temps pour nous de rejoindre le “prestigieux club des mariés”.
- Se dire qu’on aurait voulu être mariée à un certain âge et par extension expérimenter la joie de la maternité en couple mais ce n’est pas le cas.
- Ressentir le besoin d’une présence lors de moments difficiles (maladie, difficultés financières, la charge d’élever un ou plusieurs enfants seule ….).
- Avoir besoin d’aide dans le quotidien pour des tâches que l’on est pas en mesure de faire seule.
- Être sujette aux périodes d’ovulation ou les envies sont ressenties plus fortement : le manque de câlins et d’une connexion émotionnelle peuvent accentuer le sentiment de solitude.
- Participer à des rencontres où beaucoup sont en couple ou ont des familles peut faire ressortir le sentiment de ne pas avoir de compagnon de vie.
- Partir en vacances sans partenaire peut être un rappel de la solitude, surtout pendant les moments de détente où les gens cherchent à partager des expériences.

Qu’est-ce qui se cache derrière le “Je me sens seule” ?
Il faut comprendre la solitude comme un indicateur interne à notre être, indiquant le besoin de connexion et d’être en relation avec d’autres personnes. Car Dieu Lui-même, qui est un être relationnel, nous a fait à Son image et à Sa ressemblance. (Genèse 1 v.26).
Lorsque le besoin de connexion n’est pas comblé, cela peut avoir un impact sur l’estime de soi et alimenter le sentiment de ne pas être suffisamment aimée.
Il ne s’agit pas de subir cela, mais d’identifier le sens profond du “je me sens seule”, afin de pouvoir prier efficacement et poser des actes de reconnexion, avec Dieu, soi-même et/ou les autres.
Base-toi sur les énoncés cités précédemment et ci-après voici quelques questions à creuser et qui peuvent servir de base pour prier :
- As-tu besoin de connexion ou as-tu du mal avec ta propre compagnie ? Bien que les relations humaines soient une source de bénédictions et nécessaire pour être équilibrée, elles ne sont pas destinées à remplacer la satisfaction profonde qui vient de l’intimité avec Dieu.
- De quoi ton âme a-t-elle besoin ? Tu peux t’aider également de la pyramide de Maslow, présentée dans l’article précédent : “Célibat : survivre au fatalisme”
- Et si ce sentiment de solitude, était en réalité une attente irréaliste des autres à ce qu’ils remplissent un espace que seul Dieu peut combler ?
Se sentir seule à l’église
Quel paradoxe que j’énonce dans ce sous-titre mais qui constitue le lot de certaines d’entre nous au sein du lieu où l’on doit être aimée et accueillie.
Néanmoins, il arrive fréquemment de faire face à des inconvenances et des indiscrétions, venant de frères et de sœurs, quant à l’évolution de notre statut marital :
- Les indexations répétitives du à quand va t-on enfin présenter quelqu’un.
- Minimiser les besoins des célibataires, d’être entendus et être accompagnés sur leurs problématiques quotidiennes.
Être entourée de couples et de familles à l’église ne permet pas de rencontrer d’hommes. Les opportunités de rencontres sont également rares car la majorité de leurs amis sont aussi mariés.
Pendant le célibat, notre force devrait être au sein même de l’église, mais la contradiction est manifeste quand le dimanche, il est dit que l’on fait partie d’une famille et que le reste de la semaine, il peut arriver que nous n’ayons pas reçu d’appels, ni de messages pour prendre de nos nouvelles. (Je tiens à souligner que cette démarche doit être réciproque !) Une personne qui a pour défi le rejet, peut vivre cela très mal.
Gérer la solitude et ne plus la subir à outrance
Nous devons être conscientes que Dieu agit dans les périodes de solitude. Perçois ces périodes comme des opportunités d’appels à se rapprocher de Lui. Comme Jésus a passé du temps seul dans le désert, ta solitude peut te préparer à quelque chose de plus grand. La solitude actuelle peut être une étape dans ton parcours spirituel, mais elle ne définit pas ton avenir.
Ne nous privons pas de sorties et d’occasions de rencontres en compagnie de personnes bienveillantes, chaleureuses et à l’écoute. Ne nous limitons pas au réseau d’amis mariés. Pourquoi ne pas rejoindre une association pour prendre part à une activité insolite, défendre une cause, …. .
Observe et identifie les périodes où la solitude est plus pesante, comme par exemple, la période de fête de fin d’année, … . Une fois les périodes identifiées, relève également ce qui peut amener une baisse de moral et toucher ton âme. A ce moment là en prévision, mets en place des actions et des moments alternatifs qui te font du bien sainement et qui peuvent réduire l’impact de la solitude sur ton moral.
Je ne pense pas que nous avons été initialement conçues pour rester isolées et seules pendant longtemps, mais je crois que le couple n’est pas l’unique entité sociale où l’on va trouver tout ce dont nous avons en matière de besoins relationnels. On fait perpétuellement un focus sur le couple, mais nous devons tout autant apprécier notre famille, nos amis et en qualité de chrétienne, l’Eglise, la communauté de croyants.
Pourquoi ne pas saisir ces occasions de solitude, comme des opportunités à créer des moments pour manifester de l’amour et honorer les personnes qui comptent dans ta vie ? Selon ton langage de l’amour (ref. Gary CHAPMAN), exprime et sème de l’amour autour de toi : un appel, un message, un mail, un courrier pour exprimer sa gratitude, aller manger ou aller se balader, offrir un présent symbolique (pas besoin que cela coûte de l’argent) … . En faisant cela, tu appliques la loi spirituelle de la semence et de la récolte :
« Ceux qui sèment avec larmes Moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes. »
Psaumes 126 v.5
« Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. »
Galates 6 v.7
En définitive, plus tu vas semer de l’amour autour de toi, plus Dieu te remplira et te comblera de son amour.
« Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. »
Luc 6 v.38
Sois reconnue pour être une femme chrétienne célibataire qui sème avec joie
et non une une femme chrétienne célibataire attachée à la nostalgie et à la morosité.

QUI SUIS-JE ?
Je suis Mélissa EDMÉE, guadeloupéenne, entrepreneure, auteure et créatrice de contenus, et je travaille chaque jour à impacter mon environnement, par ce que Dieu m’a donné.
Sensible aux défis des célibataires, je partage des conseils et des encouragements pour aider à faire prendre conscience à ce public leur valeur aux yeux de Dieu, indépendamment d’un statut social.
Mon parcours est inspiré par ma foi et par le désir de voir les célibataires s’épanouir pleinement sans pression.
Si tu cherches un contenu inspirant pour être boosté dans ton célibat, je t’invite à écouter le podcast Célib’ Talk.


