Comment maintenir la faim et la soif de Dieu (partie 1) ?

Actuellement, les dispositifs mis en place pour améliorer la qualité de vie des seniors sont de  plus en plus nombreux et attrayants. Les informations, les conseils, les ateliers pour bien vieillir en vivant pleinement sa retraite ne manquent pas.
En effet, à l’âge mûr, quand beaucoup ont le sentiment d’avoir accompli leur mission dans le foyer, le temps semble être venu d’avoir du temps à soi, du temps pour s’occuper de son bien-être. Le stress d’un avenir social et professionnel à préparer ayant disparu, c’est souvent le moment du lâcher prise, de la disponibilité. A contrario, au moment de la retraite, certains seniors peuvent être sérieusement affaiblis par des soucis de santé liés à la sénescence, des problèmes familiaux mais aussi par des insuffisances financières dues le plus souvent à la baisse des revenus.

Aussi, en qualité de chrétiennes, il n’est pas exagéré de se demander si ces différentes situations n’ont pas de répercussions sur la santé spirituelle.
Qu’en est-il de la faim et de la soif de Dieu si nécessaire à toute croissance dans le domaine spirituel ? Celles-ci peuvent-elles se maintenir dans cette société si consumériste ? N’est-il pas impératif d’être vigilante pour échapper aux travers dont parle la bible ? Face à ce déferlement, les chrétiennes appelées à vivre hors du monde tout en, en faisant partie, sont-elles suffisamment équipées ? Par ailleurs, si les plus valides ont à faire preuve de vigilance, qu’en est-il de celles qui marquées par les épreuves de la vie sont sujettes au découragement ? L’intérêt pour le royaume est-il vraiment présent dans les cœurs ?

Mon propos n’est pas de m’en tenir au constat mais de scruter l’outil par excellence qui nous est fourni pour faire face au défi de tous les temps. Je veux parler de la bible, parole vivante de Dieu qui n’est dépassée par aucune situation. Et à sa lumière, nous verrons comment aborder ces temps si particuliers.

Une génération qui consomme


Un danger qui guette les seniors, c’est la recherche des divertissements et le goût pour les biens de consommation.
En effet, Serge Guérin, sociologue spécialiste des questions sur le vieillissement disait dans un magazine sur la retraite que l’arrivée à la retraite ne freine pas la consommation et que les seniors d’aujourd’hui veulent continuer à profiter de la vie, avec des attentes élevées. Il ajoute que cette génération des baby-boomers se distingue des précédentes, dites « silencieuses » plus discrètes et centrées sur le devoir : « je ne demande rien, je ne veux embêter personne… »

Maintenant, les seniors sont une force économique influente car ils ont du temps, de l’énergie … et un vrai appétit pour la consommation. Plus connectés, plus actifs et en meilleure santé, ils poussent l’économie tout entière à évoluer. Selon le magazine cité précédemment, près de 50% de la consommation française sont le fait des plus de 50 ans, alors qu’ils ne constituent qu’un tiers de la population.
Produits culturels, voyages, bien-être…les baby-boomers, devenus retraités, veulent en profiter pleinement. Les entreprises l’ont bien compris : elles adaptent peu à peu leur offre à cette génération plus consumériste.

En outre, de nombreuses associations voient le jour avec comme seul objectif l’épanouissement des seniors. Elles proposent souvent des ateliers gratuits, des conférences, des forums … Les titres comme «Bien manger pour rester en forme», «Restez connectés», l’activité physique, l’entretien et la stimulation de la mémoire, le vivre bien chez soi et la préservation de l’autonomie, les divers sujets sur la marche, la sécurité routière, le sommeil, les jardins partagés, … montrent bien la diversité et la richesse des ateliers.
Le mois des seniors, la semaine bleue, les animations dans les EHPAD, les bals « Gran moun », les élections de miss, les amicales des anciens dans différents domaines, les conférences gratuites sur l’épanouissement émotionnel, sexuel des aînées, la culture de la joie de vivre et j’en passe, sont là pour prouver qu’il existe une véritable explosion dans ce domaine.
Le milieu chrétien n’est pas à l’abri d’un tel appétit pour les activités, sources d’épanouissement. Les femmes, beaucoup plus émancipées qu’il y a quelques années ne sont nullement épargnées.
J’ai connu une église qui proposait dans son programme des croisières, des séjours à l’hôtel et des temps de divertissement pour que les aînées ne sombrent pas dans la solitude.

Sans fustiger ces moyens, on peut se demander si le rôle de l’église n’est pas plus élevé, surtout quand nous connaissons ce passage dans Exode 32 verset 6 qui dit dans un contexte d’idolâtrie que les enfants d’Israël se sont levés pour se divertir. De plus, dans ses mises en garde, dans 1 Corinthiens 10 verset 7 l’apôtre Paul dit :

Ailleurs, dans l’épitre aux philippiens au chapitre 3 verset 19, l’apôtre Paul ajoute :

L’indispensable vigilance

Dans un contexte foisonnant de distractions de toutes sortes, les chrétiennes appelées et mises à part, par et pour le Seigneur, doivent être plus que jamais sur leur garde.

Ce passage reste d’actualité dans ces temps de la fin. La meilleure façon de l’être est de rester aux pieds du Maître et de se plonger quotidiennement dans la parole afin que notre intelligence soit renouvelée et que notre entendement soit aiguisé.
Il est vrai que l’esprit fortifié par la prière régulière et la parole de Dieu sera ainsi plus à même de dominer les besoins de l’âme auxquels veulent répondre toutes ces propositions de détente.
Chercher à satisfaire ces besoins n’a rien d’anti-biblique mais il est important d’être dans l’équilibre qu’amène la sagesse. Quand je parle de sagesse il s’agit de celle que donne le Saint-Esprit.

En résumé, consommer la parole sans modération, l’ingérer à petites ou à grandes doses selon notre appétit, selon notre soif est le meilleur moyen de se prémunir contre tout excès.
Et voilà que les maîtres mots sont lâchés : la faim et la soif. Bien entendu c’est la faim et la soif de Dieu, les seuls capables de nous amener à nous tourner vers Dieu et à nous nourrir de la nourriture solide qu’est sa parole.
Ne nous trompons pas, les autres nourritures de plus en plus variées que proposent la société actuelle répondront aux désirs de l’instant, satisferont la chair mais ne répondront jamais au vide profond qui est en nous et qui ne peut être comblé que par la présence de Dieu.
Ne sont pas concernées celles qui n’ont pas encore fait la rencontre du Seigneur pour se réconcilier avec lui, mais aussi celles qui, un jour, ont accepté de le suivre mais ont baissé leur garde, distraites par les attraits de ce monde ou découragées par les nombreux obstacles rencontrés sur le chemin. En donnant la signification de la parabole du semeur, Jésus précise que :

Alors en ce jour, Femme appelée à rechercher l’Excellence et à poursuivre le but sans relâche, je t’encourage à persévérer dans ta course vers le Seigneur. Continue de toutes tes forces à rechercher sa face à te laisser conduire par son Esprit, à transmettre ce qu’il mettra sur ton cœur. En tant qu’ambassadrice du Royaume de Dieu sur terre, sois sa bouche, ses yeux, ses oreilles, ses mains et ses pieds en tout temps. Ainsi la semence qui est en toi continuera de croître en un arbre qui porte du fruit en sa saison et où il sera bon de s’y retrouver pour passer des temps de qualité en tout temps et en toute circonstance dans l’Amour, la Paix, la Joie, la Douceur de notre Seigneur.  Que ta faim et ta soif ne tarissent jamais.

Amen !

Servante Anne-Marie.